En se penchant sur l’une des premières épidémies sérieuses du 21ème siècle, on constate la gravité de la menace que constituent les épidémies sur la population humaine mondiale, dans notre époque. En effet, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), on assiste, chaque année, à l’apparition d’une nouvelle maladie et le monde doit faire face à une crise sanitaire majeure tous les cinq ans. Ceci s’explique, notamment par la densité des populations, l’interaction de plus en plus élevée entre l’Homme et l’animal et les moyens de transports variés et rapides, selon la même source. Tout ceci augmente le niveau du défit auquel le monde doit faire face, pour contrer les épidémies. Chacune de ces épidémies, peut vite prendre la tournure d’une catastrophe mondiale, si l’on ne réagit pas vite.

C’est dans ce contexte que vient l’initiative de l’Institut Pasteur pour la mise en place du centre François-Jacob, qui est conçu pour relever ce défit majeur qu’est la lutte contre les épidémies. Doté de moyens technologiques modernes et performants, le centre va s’armer de 400 chercheurs scientifiques dans différentes disciplines. Ces chercheurs couvriront tous les axes nécessaires pour lutter contre les épidémies, allant du diagnostic au traitement et à la prévention, en passant par la connaissance approfondie des mécanismes des maladies. Ce centre aura également pour rôle la surveillance de près des agents pathogènes à haut risque (bactéries résistantes aux antibiotiques, certains virus hébergés par des espèces animales pouvant affectés l’Homme), ainsi que les régions du monde où l’émergence de nouvelles maladies est la plus probable, telles que l’Asie du Sud-est et certaines régions de l’Afrique. La construction du centre a coûté plus de 60 millions d'euros et une durée de quatre années pour le finir. Il a été inauguré le 14 novembre.