La Cour lyonnaise a souligné le manque de protection totale pour l’employé qui était exposé directement aux rayons du soleil ainsi qu’à la toxicité des fumées du bitume. Eurovia est ainsi tenue de verser la somme de 200 000 euros de dommages et intérêts à la famille de l’ouvrier décédé. Ce verdict vient appuyer le jugement, en 2010, par le tribunal des affaires sociales de Bourg-en-Bresse qui avait établi, en premier, le lien entre le cancer de José-Francisco Serrano et les fumées toxiques du bitume.

Pour sa part, Eurovia traite l’affaire de cas tout à fait inédit. Elle estime que la faute inexcusable de l’entreprise, proclamée par la Cour, est retenue pour l’exposition du salarié aux rayons UV. Aussi, l’avocat de l’entreprise avance que l’autre facteur de risque, qu’est l’exposition au bitume, est absent de l’arrêt ; Rappelant que c’est la première fois qu’une entreprise est condamnée pour le motif d’exposition aux rayons UV.