Datée du 19 juillet, cette étude démontre qu’un père proche de son bébé dès 3 mois réduit les problèmes comportementaux de l’enfant à l’âge d’un an et cela plus chez les bébés garçons que les bébés filles. Les chercheurs d’Oxford ont démontré que les bébés qui ont le plus d’interaction avec leurs pères avaient moins de problèmes de comportement inversement à ceux dont leurs pères sont moins proches d’eux. Cette étude a porté sur 192 familles approchées à deux reprises : quand le bébé avait 3 mois et la deuxième fois quand il atteignait 1 an.

UN ENFANT SOCIAL

Cependant, les chercheurs précisent que d’autres éléments expliquent un comportement perturbé. La défection du père pourrait résulter d’une relation tendue avec la mère ou bien être dû à un manque d’implication et de soins, chose qui peut se refléter sur le comportement de l’enfant, mais ce n’est pas la seule étude qui démontre cette corrélation. Ainsi, un enfant dont le père est vraiment impliqué dans son éducation a un quotient de coordination vision-préhension et une utilisation de sa motricité plus coordonnée.

D’autre part, Jean Camus, Psychologue et auteur du livre « Comment être père aujourd’hui », précise que les pères sont une source plus fréquente d’encouragement et interviennent moins que les mères, ce qui permet de bien sociabiliser l’enfant durant ses deux premières années. Il sera ainsi plus ouvert devant une personne qu’il ne connait pas. Enfin, Philippe Grandsenne, pédiatre, affirme que le père qui est traditionnellement hors de la sphère Mère-Enfant, est le pont qui relie la famille à la société extérieure.