En réalité, l'affaire "autisme" en France est plus délicate que ce qu'on croit dont la prise en charge regroupe deux conceptions très tranchées, selon l'expression du secrétaire du groupe "autisme" à l'Assemblée. Le premier concerne l'approche psychanalytique dominante depuis longtemps, et qui considère l'autisme comme une maladie mentale. Et une autre concerne l'approche neurologique de la maladie. basée sur des preuves scientifiques solides, la deuxième approche qui soutient la cause génétique de l'autisme. Ce qui rend l'autiste une personne qui souffre d'un handicap cognitif au lieu d'une maladie mentale. Dans ce sens, les associations de parents ont mené une guerre contre les psys, en défendant ainsi l'approche neurologique de l'autisme

Le dernier rapport de l'Agence nationale d'évaluation (l'Anesm), haute autorité de santé (diffusé en mars 2012) indique clairement que les données fournies" ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur des approches psychanalytiques". En outre, les méthodes des psys appliquées sur les autistes demeurent très traumatisantes. Ce qui rend une telle recommandation de l'Ansem d'une grande significativité de sens et aussi un espoir pour emporter le combat des parents des autistes pour la dignité. Notant qu'en France, 60% des personnes placées en isolement dans un hôpital psychiatrique, pour une période de plus de 30 jours, sont des autistes.

Pour cela, la nécessité à une loi-cadre en faveur des autistes doit occuper la priorité des préoccupations politiques pour remédier aux déséquilibres dans ce domaine. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, à l'exemple des 20% concernant les enfants autistes scolarisés contre 80% qui concerne leurs homologues en Italie!