Ce dysfonctionnement neuronal présents chez les enfants autistes est remarqué dans plusieurs régions du cerveau et plus précisément dans le cortex préfrontal (CPF). Ce dernier est impliqué dans le développement social, émotionnel, la communication et le développement cognitif chez l’être humain. Par conséquent, la connaissance des bases neurales de la prolifération pourrait être un point important pour analyser les mécanismes de causalité de l'autisme. Ils peuvent aussi élucider les défauts neuronaux fonctionnels qui engendrent des symptômes autistiques.

Pour ce, les chercheurs se sont basés sur des expériences post-mortem faites sur des tissus préfrontal de 7 jeunes enfants autistes et six autres non atteints de sexe masculin et âgés de 2 à 16 ans. Grâce à ces expériences, le nombre et la taille des neurones ont été quantifiés et ils ont ensuite été comparés entre ceux des autistes et les autres cas post-mortel. C’est grâce aux résultats trouvés que les chercheurs ont constaté que les enfants atteints d’'autisme avaient des neurones 67% de plus que la moyenne qui est normalement de 1,94 milliards. Quant au poids du cerveau dans les cas des autistes, il différait selon les âges mais restait aussi gros que les autres de 17,6% que la normale. Cette étude a pu démontrer que la prolifération du cerveau chez les personnes atteintes d'autisme implique un nombre anormal de neurones dans le PFC. Grâce à cette découverte, d’autres recherches vont être réalisées afin de trouver la cause principale de cette surabondance pathologique des neurones et pourquoi pas un traitement pour remédier à ce dysfonctionnement neuronale.