Jules Hoffmann a consacré ses travaux à l'étude des mécanismes génétiques et moléculaires responsables de l’immunité innée chez les insectes. Il a pu développer plusieurs études qui ont démontré de nouveaux mécanismes de défense dans l’organisme. Lors de son sacre au CNRS, Hoffmann avait déclaré que cette médaille était l’aboutissement d’un travail et la reconnaissance d’un choix. Il a avoué que c’est contre l’avis de son père qu’il était venu en France pour continuer ses études et c’est une chose qu’il ne regrette absolument pas aujourd’hui et les Français non plus.

En 1970 et à son arrivée en France, Jules Hoffmann s’intéresse à la mouche du vinaigre et découvre que contrairement à l’homme cette dernière n’a pas besoin de vaccin car elle a une immunité innée. Les recherches d’Hoffmann se sont basées sur cette découverte et il a pu démontrer que le corps humain pouvait aussi produire des molécules similaires à la mouche du vinaigre. Cette découverte a permis une meilleure compréhension du rôle de l’immunité innée dans la réponse à des infections bactériennes.

Ce prix Nobel de Physiologie ou Médecine devrait être partagé avec Ralph M. Steinman pour ses travaux sur les cellules dendritiques et leur rôle dans l'immunité adaptative. Chevalier de la Légion d’Honneur, Jules Hoffmann a reçu plusieurs récompenses au cours des deux dernières années. En 2010, il reçoit le Prix Rosenstiel pour l’Immunité. En 2011, c’est la grande consécration et l’avalanche des prix. Il reçoit le Prix Keyo de Médecine, le Prix Gairdner en sciences médicales, le Prix Shaw en sciences du vivant et médecine, la médaille d’or du CNRS et le meilleur prix entre tous Le prix Nobel.

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